Panorama général de la TURQUİE


                           pour me contacter         lekretois@hotmail.com


PERSPECTIVES PAYS - TURQUIE
Panorama général
 
Avec un poids démographique de 72 millions et un PIB qui devrait atteindre 403 milliards d’USD en 2006, classée 20ème plus grande économie au monde par la Banque Mondiale, la Turquie est l’une des plus dynamiques économies émergentes du monde.
 
Actualités de l'investissement - Turquie
Opportunités d'investissement - Turquie
Base documentaire
 
 
Introduction

Avec un poids démographique de 72 millions et un PIB qui devrait atteindre 403 milliards d’USD en 2006, classée 20ème plus grande économie au monde par la Banque Mondiale, la Turquie est l’une des plus dynamiques économies émergentes du monde. Pays transcontinental, sa situation géographique, à la croisée de l'Europe, de l'Asie, de la Méditerranée, de la mer Egée et la mer Noire et du Moyen Orient en fait un pays stratégique.

La République de Turquie s’est engagée dès 1963 dans l'accord d'association avec la Communauté européenne (Accord d'Ankara) afin d’aboutir à la mise en place d'une union douanière, entrée en vigueur le 31 décembre 1995. Elle comprend la libre circulation des marchandises, une politique de préférences tarifaires communes, des dispositions douanières et le rapprochement des législations, y compris dans les domaines de la propriété intellectuelle, industrielle et commerciale, de la concurrence et de la fiscalité.

Pays candidat à l'entrée dans l'Union Européenne depuis 1999, la Turquie souhaite rejoindre les 25 Etats membres. Dix-sept ans après la première demande d'adhésion de la Turquie, le Conseil européen a décidé de donner son aval à l'ouverture de négociations d’adhésion le 3 octobre 2005. La Turquie est donc engagée dans un long processus de réformes basé sur 35 points conformes aux critères de Copenhague et qui conditionnent son entrée dans l'UE. Parallèlement, la Commission Européenne a entamé l’examen analytique de l’acquis (screening), première phase des négociations d’adhésion qui permet d’évaluer le degré de préparation des pays candidats à l’adhésion avant de décider si un chapitre peut ou non être ouvert à la négociation.

Sur les 10 dernières années, la Turquie a connu 3 crises économiques majeures, en 1994, 1999 et 2001. Cette dernière a été particulièrement sévère, marquée par une dévaluation de la livre de 50%, un effondrement du système bancaire, une sévère récession (-6,7%) et un très fort endettement public. En réponse à la crise économique, le gouvernement a élaboré un programme de réforme pour la période 2002-2004 avec le soutien du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale. Ces réformes ont porté leurs fruits : soutenue par une demande intérieure dynamique, l'économie s'est rapidement développée et le PIB a enregistré une croissance spectaculaire de 8,9% en 2004 et de 7,4% en 2005.

L’amélioration de la confiance intérieure et internationale consécutive à l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’UE devrait maintenir cette croissance aux alentours de 6% en 2006-2007. Selon les données du FMI et d’après les calculs effectués selon la parité de pouvoir d’achat, le PIB par habitant, qui s’élevait à 6 737 USD en 2002 sera de 8 393 USD en 2006.

Au cours de la dernière décennie, la Turquie est passée d'une économie agricole à une économie orientée vers les services : la part de l'agriculture dans la valeur ajoutée brute est tombée de 18% en 1990 à 12% en 2004 (mais elle emploie plus de 34% de la population), tandis que le secteur des services contribue à hauteur de 61% à la valeur ajoutée brute. Les principales activités de service sont le tourisme et les services financiers. Quant à l’industrie, sa contribution au PIB est de 27%.

L’ouverture commerciale de la Turquie est de plus en plus importante et la part des échanges de biens et de services dans le PIB s'est accrue, passant de 58% en 2003 à 64% en 2004.

Le commerce extérieur turc, qui s’était contracté lors de la crise financière et économique de 2000-2001, a retrouvé dès 2002 une vigueur qui ne s’est pas démentie depuis lors et a atteint 160 milliards d’USD (+37,5%) en 2004 et 190 milliards d’USD en 2005 (+18%). Selon l’Organisation Mondiale du Commerce, la Turquie se place au 5ème rang mondial en termes de croissance des exportations.

Les exportations de biens ont presque triplé ces cinq dernières années passant de 28 milliards d’USD en 2000 à un record historique de 76,7 milliards d’USD (FOB) en 2005 malgré la dépréciation du dollar. Les importations, quant à elles, sont en progression, avec 105,7 milliards d’USD (FOB) enregistrées en 2005, stimulées par la demande intérieure tant de la part des ménages que des entreprises, lesquelles ont modernisé leur outil de production. Ces performances font de la Turquie le 22ème plus grand exportateur mondial et le 14ème plus grand importateur.

L'UE est depuis longtemps le premier partenaire commercial de la Turquie avec une part de marché de 55% en 2005. L’Allemagne est son premier partenaire commercial suivie de l’Italie et des USA. Ces 5 premiers fournisseurs de la Turquie en 2005 sont l’Allemagne (11,7%), la Russie (11%), l’Italie (6,5%), la France (5,1%) et les Etats Unis (5,9%). Ces principaux clients sont l’Allemagne (12,9% en 2005), le Royaume uni (8,1%), l’Italie (7,7%), les Etats Unis (6,7%) et la France (5,2%).

L'UE est également le principal partenaire de la Turquie pour ce qui est des investissements directs étrangers. En 2004, environ 78% des entrées totales d'IDE provenaient de l'UE.

Le volume des investissements directs étrangers (IDE) vers la Turquie atteint une moyenne annuelle d’un milliard de dollars et enregistre une croissance constante avec 2,8 milliards d’USD enregistrés en 2004 et 9,7 milliards d’USD en 2005 (2,6% du PNB) soit une croissance de 239%. Le nombre de sociétés à capitaux étrangers a atteint 11 685 dont 2 825 créées en 2005. Selon les estimations de l’Institut International des Finances (IIF), la Turquie pourrait recevoir au minimum 11 milliards d’USD d’IDE en 2006.

Depuis le 1er janvier 2005, la Turquie a une nouvelle monnaie, la Nouvelle Livre Turque, en enlevant 6 zéros à la monnaie précédente avec de nouveaux billets en circulation de 10, 20, 50 et 100 livres. Elle est convertible. 1EUR = 1,5997 YTL et 1 USD = 1,3526 YTL (au 2/01/2006).
 
Défis

Malgré la vigueur de la croissance économique, certains déséquilibres, tels qu'un taux de chômage élevé des diplômés, le chômage élevé des jeunes et le faible taux d'emploi des femmes, continuent de poser problème.

Les petites et très petites entreprises constituent la colonne vertébrale de l'économie turque : environ 95% des sociétés turques comptent moins de 10 salariés. Les niveaux de productivité et le niveau de technologie des petites sociétés sont faibles et celles-ci fonctionnent souvent à la limite de l'économie informelle. Les possibilités dont elles disposent pour se développer et se moderniser sont affectées par un accès limité au capital.

Le pays est fortement dépendant des importations d'hydrocarbures.

Le statut de Chypre, la situation de la minorité kurde, la question de la laïcité et le rôle de l'armée pourraient à terme fragiliser une situation politique actuellement stable et rendre plus difficile l'adhésion de la Turquie à l'Union.
 
Points forts

A la faveur d’une nouvelle amélioration de la confiance intérieure et internationale consécutive à l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Union Européenne, la croissance du PIB devrait rester soutenue, aux alentours de 6% en 2006 et 2007.

Le gouvernement offre de nombreuses incitations pour les investissements productifs et encourage le développement régional.

Globalement, il n’existe pas de restrictions sur le ratio de l’actionnariat étranger et l’obligation de capital minimum de 50 000 USD pour constituer une société a été levée.

La Turquie bénéficie du soutien de la communauté internationale en raison notamment de sa position géographique exceptionnelle. En ce qui concerne l’assistance communautaire, le programme 2005 d’aide financière de pré-adhésion consiste en un programme national et en des financements connexes au titre de programmes plurinationaux d’un montant total de 300 millions d’euros. Quant à la Banque Européenne d’Investissement (BEI), le montant total des prêts qu’elle a accordé à la Turquie s’élève à 3,6 milliards EUR.

Les finances publiques se sont fortement assainies depuis la crise de 2001 et les progrès sont aussi considérables concernant la solvabilité des banques et la qualité de leurs actifs.

Avec la mise en place de l'union douanière, l'économie turque s'est intégrée à un important bloc économique du monde ce qui a été un stimulant pour l'économie turque depuis l'adoption des mesures de libéralisation au début des années 80. Avec l'union douanière, la Turquie a ouvert son marché à la concurrence des pays de l'UE et des pays tiers, tout en obtenant un accès libre au marché communautaire. La perspective de son adhésion à l’UE depuis l’entrée en vigueur du statut de pré-adhésion en 2005 est de nature à amplifier les réformes engagées, moderniser le cadre institutionnel et accélérer le redéploiement économique.

Enfin, grâce à sa position géographique privilégiée, la Turquie est une plateforme d’exportation donnant l’accès à un marché de près d’un milliard de consommateurs.
 
Repères

Capitale Ankara
Superficie 783 600 km2
Population 72 000 000 habitants
Langues Turc et anglais , allemand, russe
PIB (dollars) 362 milliards en 2005
PIB per capita (dollars) 5 800 USD, 7 950 en ppp. en 2005
Monnaie Nouvelle Livre Turque (YTL).
1EUR = 1,6677 YTL - 1 USD = 1,3214
Religion Musulmans (99%)
Fête nationale 29 Octobre (République -1923)
Accord d’Association avec l’UE

Union douanière depuis 31/12/1995
Négociations pour l’adhésion à l’UE en vigueur depuis 3/10/2005.

Adhésion à l’OMC Membre depuis 26/03/1995

L'économie turque

Sources : Institut national des Statistiques de Turquie – INS , OCDE, FMI

 

Quelques chiffres
PNB (prévisions 2006) : 392 Mds USD (17eme économie mondiale)
Croissance économique : 5,7% en 2006, 7,6 % en 2005
PIB / hab. : 7900 USD (valeur en PPA)
Taux de chômage : 9,9% (2006)
Taux d'inflation : 9,65% (prévisions 2006)
Exportations : 85,1 milliards USD (2006)
Importations : 137 milliards USD (2006)

 

Un grand marché en pleine croissance

L'ouverture des négociations d’adhésion en octobre 2005, garant de la stabilité du pays, a renforcé l’intérêt des investisseurs étrangers.
Les Investissements Directs Etrangers (IDE) en Turquie ont doublé entre 2005 et 2006, passant de 9,7 Mds d’euro en 2005 à 19,8 Mds d’euro en 2006.
L’année 2007 continue sur cette lancée avec 6,1 Mds d’euro d’IDE pour le seul mois de janvier 2007.

  • Au niveau mondial, la Turquie est :
  • Le 1er producteur de bore
  • Le 2ème exportateur et 3ème producteur de bijouterie
  • Le 3ème fabricant de verrerie de table et de cuisine
  • Le 4ème exportateur d’habillement
  • Le 6ème fabricant et 2ème exportateur de ciment
  • En Europe, la Turquie est :
  • Le 1er fabricant de téléviseurs
  • Le 1er fabricant d’engrais chimique
  • Le 3ème fabricant de céramiques
  • Le 3ème producteur de fer et d’acier
  • Le 6ème fabricant de réfrigérateurs
  • Le 7ème fabricant dans l’industrie automobile